Tout pour plaire

Tout pour plaireLes déboires sentimentaux de trois trentenaires en mal d’amour. Florence, Marie et Juliette sont trois amies d’enfance qui, dans leurs vies respectives, rêvent de mettre un peu plus de piment. Mais à trente-cinq ans passés, la réalité reprend vite le dessus…

Ces trois femmes-là ont incontestablement « Tout pour plaire » à ces chers messieurs. Le spectateur pour sa part a le droit de rester insensible à leurs charmes. Chronique de mœurs légère et sans fioriture, le premier film de Cécile Telerman s’apparente à une sorte d’œuvre naturaliste. Mais à trop vouloir éviter le parisianisme, le film tombe à plat. Explications.

Mathilde Seigner est incontestablement la perle de ce film. Dans un rôle truculent et grande gueule assez proche de sa propre personnalité, elle s’en donne à cœur joie pour faire valser ses conquêtes. Mais cette insatisfaite notoire n’arrive pas à capturer l’oiseau rare. Ainsi au début du film, son personnage, Juliette, se fait lamentablement larguer par son copain incapable de s’engager. À ses côtés, Florence (Anne Parillaud) est mariée à Julien, un chef d’entreprise absent qu’elle soupçonne d’adultère. Enfin Marie (Judith Godrèche) semble la plus heureuse des trois. Elle est médecin et a épousé Pierre, un artiste peintre, il y a huit ans. Marie essaye de tout gérer seule car son mari est plutôt du genre irresponsable.

Le film raconte l’histoire de ces trois amies qui se rencontrent à un moment-clé de leur vie. Chacune remettant en question son avenir sentimental. Les films sur l’amitié féminine sont assez rares et quelques jours après la journée nationale des femmes, le film semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Pourtant ici aucun militantisme particulier ne vient entacher le film qui s’avère, et c’est bien là le problème, juste une petite chronique de mœurs comme le cinéma français aime tant en faire. Un peu décevant venant d’une jeune réalisatrice. Mais comme elle vient du monde de la production, on se doute bien qu’elle sait pertinemment comment toucher son public.

« Tout pour plaire » est souvent assez drôle, même si ce n’est pas une comédie à proprement parler, mais le film tire un peu sur la corde et on se surprend à bailler à mi-longueur. En fait la vie de ces femmes ressemble texto à celle de votre voisine de palier, ni plus, ni moins. Il y a bien le personnage du banquier (l’excellent Pascal Elbe) qui sort un peu de la routine, mais il ne peut à lui seul assurer le spectacle. Mathilde Seigner de son côté fait son possible elle aussi pour faire vivre son personnage. Peine perdue. Le film s’essouffle aussi vite que le spectateur s’assoupit.

Cécile Telerman réalise un film qui sombre trop souvent dans le bo-bo. D’ailleurs la scène d’exposition du film est à ce titre un bel exemple. En voulant éviter à tout prix les clichés parisiens, Cécile Telerman donne à son film un aspect assez quelconque. Décors, lumière et accessoires, tout fleure bon le réchauffé. Un peu mou, parfois marrant, assez chiant et finalement bien trop plan-plan, « Tout pour plaire » ne restera pas dans les annales.

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