Triplettes de Belleville

Triplettes de BellevilleUne vieille grand-mère, son petit fils et leur chien vivent modestement pas loin d’une ligne de train. Un jour, le petit fils devient coureur cycliste alors que la grand-mère joue les voitures balais. Mais leur existence est rapidement troublée par deux mystérieux mafieux à la recherche de jambes résistantes.

Voilà du neuf dans l’animation française sur grand écran ! L’affiche des « Triplettes de Belleville » a le mérite d’annoncer la couleur : par son côté à la fois rustique et incroyablement adroit, le réalisateur Sylvain Chomet nous plonge dans une France des années 50 appauvrie mais pleine de vie et d’entrain. Parfaitement inclassable, le film évite scrupuleusement de s’enfermer dans un genre : absurdité, grisaille et lyrisme se mêlent ainsi admirablement pour nous offrir une œuvre unique.

Avec leurs gueules cassées et leurs existences misérables, les personnages des « Triplettes de Belleville » font un peu penser à une BD de « Fluide glaciale ». Mais le ton du film, bien que tout aussi caustique que le journal, s’avère très vite nettement plus raffiné. Les situations souvent absurdes engendrent un rire teinté de fatalité qui n’est pas sans rappeler les plus belles œuvres de Tati, auxquelles le film fait justement référence.

Ce n’est pas non plus les qualités techniques du film qui pourront être remises en cause. Derrière le trait résolument franchouillard de cette œuvre franco-belgo-canadienne se cache un souci de perfection technique qui laisserait dubitatif plus d’un graphiste outre-Atlantique.

Une approche plus analytique du film confirme d’ailleurs que, malgré les apparences, rien n’est laissé au hasard : c’est bien à un choc des cultures que nous convie le réalisateur, mêlant allégrement mafia, music-hall et Tour de France dans un tourbillon de situations burlesques.

L’animation francophone n’est pas véritablement là dès qu’il s’agit de passer au grand écran. C’est une lueur d’espoir que nous laisse entrevoir « Les triplettes de Belleville ». Tiens l’espoir… C’est justement l’un des thèmes essentiels du film…

Trilogie Belvaux : Un Couple Epatant

Trilogie BelvauxCette comédie de Lucas Belvaux est le premier film d’une trilogie intitulée « Un couple épatant Cavale Après la vie » dans laquelle les acteurs vont se croiser au hasard d’histoires différentes. En s’affirmant haut et fort comme une comédie légère, « Un couple épatant » adopte un regard malicieux pour décrire les inquiétudes disproportionnés d’un couple parfaitement uni.

Si le ton adopté a pour principal souci d’éviter de tomber dans toute forme de facilité, les mécanismes et le scénario risquent de décevoir les spectateurs en attente de scènes percutantes. On se situe ici dans le quotidien des personnages et on n’y sort pas une seconde : le réalisme emporte tout sur son passage, ce qui rend l’effet comique très subtile, et parfois presque impalpable.

Le propos de ce premier volet demeure, lui, relativement classique : comment vivre heureux en couple, sans pour autant s’en faire une montagne. C’est François Morel, en mari désabusé, qui mène le bal de ce jeu du chat et de la souris que certains trouveront peut-être un peu répétitif.

Ce premier film annonce les deux suivants : des seconds rôles sortis de nulle part apparaissent et disparaissent aussitôt, au risque de désorienter le spectateur qui n’a pas vu les autres films. L’interprétation des personnages peut gentiment être qualifié de familiale : tous les acteurs semblent avoir été choisis pour leur style original plus que pour leur talent mais la recette prend assez facilement. D’une certaine façon, on se dit que la nouvelle vague n’est pas si loin…

Cette comédie laisse cependant augurer de bons présages pour la suite. Il sera sans doute étonnant de découvrir le polar « Cavale » et le drame « Après la vie » avec les même personnages vus sous un autre angle. Le concept a au moins le mérite d’être très original et de relativiser d’une certaine façon le film de genre.

Traqué

TraquéLorsque Aaron Hallam (Benicio Del Toro), ex-agent des forces spéciales, pète les plombs, c’est LT (Tommy Lee Jones), son ancien entraîneur, qui est chargé de le retrouver et de le maîtriser.

Pour son nouveau film, William Friedkin, jadis starifié (cf. French Connection, L’Exorciste), offre un spectacle efficace qui tient en haleine à défaut de révolutionner le genre. Car oui, des films comme « Traqué », on en a vu beaucoup, mais d’inégale valeur. Alors, si celui-ci n’est pas sans défaut, loin s’en faut, il a pour principal mérite d’aller droit au but, sans ménagement. Instinctivement, il fait penser à trois autres films qui ont marqué de leur empreinte ce genre cinématographique: Rambo (les scènes dans la forêt + l’histoire d’un ancien militaire contre l’autorité publique), le Fugitif (la traque d’un homme par un policier… déjà joué par Tommy Lee Jones) et Predator (là encore, les scènes dans la forêt + le camouflage + la barbarie de la bête « traquée »).

Si les acteurs sont assez convaincants dans l’ensemble, l’un malgré son âge déjà relativement avancée (T. Lee Jones), l’autre malgré l’absence d’un vrai charisme (B. Del Toro), la réalisation de Friedkin s’avère dans l’ensemble très « sage ». Il y a bien ça et là des passages qui portent la griffe de son réalisateur (les apparitions presque subliminales du visage du tueur font penser à celles du démon dans l’Exorciste), mais au final, rien qui ne viendra révolutionner ce genre.

C’est peut-être là ou le bât blesse car d’un réalisateur aussi talentueux, on pouvait attendre un petit peu plus de nerfs et de mordant. Friedkin reste en effet un peu trop respectueux des canons du genre et passe en revue, en bon élève qu’il est, chaque scène qu’on se doit de trouver dans ce genre de films (un traumatisme dû à la guerre + l’entraînement du tueur + les « bons » côtés du tueur à travers sa fiancée + la compréhension dont fait preuve le maître vis-à-vis de son élève…). On trouvera quand même ça et là des innovations assez sympathiques (par exemple, il n’y a pas qu’un seul face à face entre le maître et l’élève), mais un peu trop limitées dans l’ensemble. Surtout, certaines scènes sont vraiment « too much » et prêtent même à rire tant elles paraissent surréalistes. Là où le réalisme est par contre particulièrement convaincant, c’est dans les scènes de combat au corps à corps. Celles-ci sont très violentes et beaucoup plus insoutenables que les scènes de plus en plus en vogue chez les jeunes réalisateurs où les personnages « s’envolent » dans un ralenti très convenu.

Au final, « Traqué »Fiedkin s’impose comme un divertissement agréable, qui respecte le genre sans le révolutionner. Pas tout à fait du vrai Friedkin, donc…

Tout pour plaire

Tout pour plaireLes déboires sentimentaux de trois trentenaires en mal d’amour. Florence, Marie et Juliette sont trois amies d’enfance qui, dans leurs vies respectives, rêvent de mettre un peu plus de piment. Mais à trente-cinq ans passés, la réalité reprend vite le dessus…

Ces trois femmes-là ont incontestablement « Tout pour plaire » à ces chers messieurs. Le spectateur pour sa part a le droit de rester insensible à leurs charmes. Chronique de mœurs légère et sans fioriture, le premier film de Cécile Telerman s’apparente à une sorte d’œuvre naturaliste. Mais à trop vouloir éviter le parisianisme, le film tombe à plat. Explications.

Mathilde Seigner est incontestablement la perle de ce film. Dans un rôle truculent et grande gueule assez proche de sa propre personnalité, elle s’en donne à cœur joie pour faire valser ses conquêtes. Mais cette insatisfaite notoire n’arrive pas à capturer l’oiseau rare. Ainsi au début du film, son personnage, Juliette, se fait lamentablement larguer par son copain incapable de s’engager. À ses côtés, Florence (Anne Parillaud) est mariée à Julien, un chef d’entreprise absent qu’elle soupçonne d’adultère. Enfin Marie (Judith Godrèche) semble la plus heureuse des trois. Elle est médecin et a épousé Pierre, un artiste peintre, il y a huit ans. Marie essaye de tout gérer seule car son mari est plutôt du genre irresponsable.

Le film raconte l’histoire de ces trois amies qui se rencontrent à un moment-clé de leur vie. Chacune remettant en question son avenir sentimental. Les films sur l’amitié féminine sont assez rares et quelques jours après la journée nationale des femmes, le film semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Pourtant ici aucun militantisme particulier ne vient entacher le film qui s’avère, et c’est bien là le problème, juste une petite chronique de mœurs comme le cinéma français aime tant en faire. Un peu décevant venant d’une jeune réalisatrice. Mais comme elle vient du monde de la production, on se doute bien qu’elle sait pertinemment comment toucher son public.

« Tout pour plaire » est souvent assez drôle, même si ce n’est pas une comédie à proprement parler, mais le film tire un peu sur la corde et on se surprend à bailler à mi-longueur. En fait la vie de ces femmes ressemble texto à celle de votre voisine de palier, ni plus, ni moins. Il y a bien le personnage du banquier (l’excellent Pascal Elbe) qui sort un peu de la routine, mais il ne peut à lui seul assurer le spectacle. Mathilde Seigner de son côté fait son possible elle aussi pour faire vivre son personnage. Peine perdue. Le film s’essouffle aussi vite que le spectateur s’assoupit.

Cécile Telerman réalise un film qui sombre trop souvent dans le bo-bo. D’ailleurs la scène d’exposition du film est à ce titre un bel exemple. En voulant éviter à tout prix les clichés parisiens, Cécile Telerman donne à son film un aspect assez quelconque. Décors, lumière et accessoires, tout fleure bon le réchauffé. Un peu mou, parfois marrant, assez chiant et finalement bien trop plan-plan, « Tout pour plaire » ne restera pas dans les annales.

Training Day

Training DayAlonzo Harris est un vieux de la vieille des stups. La rue, il connait et doit former Hoyt un ‘rookie’ qui sort de l’école de police.

Cette énième ressucée du parcours initiatique du nouveau flic dans les quartiers les plus dangereux n’apporte finalement pas beaucoup d’originalité, mise à part sa forme : tout le film se passe quasiment en temps réel, sur une journée.

Denzel Washington assez inspiré, mais pas toujours convainquant donne la réplique à un Ethan Hawke qui passe d’un extrème à un autre…
Cette virée diurne va emmener les deux protagonistes dans divers lieux, afin de faire le tour des différents gangsters possibles et imaginables (les noirs, les portoricains… on a même droit aux russes), avec un Washington parfois un peu gonflant dans son rôle du « moi la rue, je connais, c’est pas comme à l’école de Police ».

Certaines scènes restent intenses, mais le rythme n’y est pas. Fuquat s’embourbe dans des situations lourdes et joue au fur et à mesure du film dans du mélo de mauvais goût. Le final grand guignolesque renforce cette idée que ce Training Day va plus loin que nécessaire.

Malgré quelques scènes interessantes et quelques instants de complicité entre les deux acteurs, le tout reste relativement indigeste et n’atteint à aucun moment une intensité suffisante, chose essentielle pour ce type de films.

Finalement, Training Day n’apporte pas grand chose, hormis quelques mimiques de Denzel et plusieurs scènes intenses. On en attendait plus.

Les atouts de la numérisation

La numérisation cassette est devenue, ces dernières années, une opération indispensable pour ne pas perdre les différentes informations et les vidéos stockées dans les cassettes. Malgré le fait qu’à une période donnée, les cassettes étaient d’une grande réputation, elles perdent leurs avantages actuellement et il faut bien passer à un nouveau système : « la numérisation ». Ce nouveau système dispose de nombreux atouts pour les vidéos et les sons. La numérisation aide à conserver les données pendant très longtemps donc les souvenirs ne risquent pas de s’effacer, mais ils seront stocker dans un matériel plus rassurant.

numerisation video

Pourquoi numériser ses cassettes?

Les souvenirs inoubliables du passé sont souvent stocker dans les cassettes vidéo. Les anciennes cassettes filmées sont donc bien rangées à leur place depuis plusieurs années, il en est de même pour le caméscope. Les différentes cassettes d’enregistrement à l’époque comprennent généralement le VHS, VHS-C, Hi8 et le mini-DV. L’enregistrement reste le même avec ces différentes sortes de cassettes. Cela dit, le caméscope était indispensable pour enregistrer les vidéos dans les bandes magnétiques des cassettes. Malheureusement, la nouvelle technologie de cassettes n’existe pas. Les bandes magnétiques ne sont pas durables et les cassettes risquent de perdre les vidéos. Les bandes magnétiques se dégradent au fil du temps.

Face à ces diverses contraintes, il faut transformer des VHS en DVD pour que les souvenirs ne se détériorent pas aussi avec le temps. Le DVD est un disque de stockage dont la technologie n’est pas la même que celle des cassettes à système analogique. En effet, les vidéos transférés dans le DVD seront bien conservées et ne se dégradent pas. Il faut juste faire attention face aux rayures parce que les DVD ne supportent pas les rayures.

Où numériser les cassettes ?

Afin de copier les vidéos depuis les cassettes vers le DVD, les professionnels sont nombreux à le réaliser sous une qualité et à un prix correct. Pour protéger ainsi les données dans les cassettes, il est temps de convertir les vidéos pour qu’elles soient compatibles et lisibles dans un autre type de stockage comme le DVD. Les différents types de transfert numérique inclus : le transfert VHS, le transfert VHS-C, le transfert Hi8 et le transfert mini-DV. Les transferts peuvent être réalisés sur un DVD, une Clé USB, un CD-ROM et sur un ordinateur. Les conseils sur les formats sont aussi accessibles auprès des professionnels. Ces derniers pourront recommander le stockage adapté à la taille de la vidéo présente dans les cassettes.

Parfois, les boutiques orientées vers la numérisation de cassette, propose aussi un recyclage de cassettes. Les clients peuvent dans ce cas les recycler, mais cette option n’est pas forcément obligatoire. Les procédures de numérisation de cassette ne sont pas aussi difficiles, mais il faut pour toute la première fois l’intervention des professionnels puis ces derniers pourront vous guider et ce sera plus facile à votre tour de procéder à des numérisations à partir des logiciels gratuits ou payants suivant leurs différentes fonctionnalités.

Traffic

TrafficTrois aspects de la drogue vu à travers trois histoires différentes. Alors qu’aux Etats-Unis Wakefield, un juge, est nommé à la tête d’une commission contre la drogue, la situation au Mexique est sensiblement différente. Le traffic devenu presque officiel tente d’être arrêté par Rodriguez, policier à la frontière et par le général Salazar, préoccupé par le cartel de Tijuana. Du coté de San Diego, c’est le cartel d’Obregon que le DEA essaie de démanteler.

Soderbergh n’en finit pas d’étonner, et de rallier à sa cause ceux qui croyaient que le cinéma indépendant était définitivement perdu aux Etats-Unis. Après un apprécié Erin Brockovich, il s’attaque à la drogue et à son importance à tous les niveaux.

Jouant sans arrêt sur les trois histoires mais finalement assez peu sur leurs connexions, le réalisateur prend un parti esthétique assez particulier : chaque histoire a droit a un filtre. Outre la colorimétrie qui va bien sur s’en trouver modifiée, c’est toute l’ambiance du film qui va s’en trouver chamboulée. Le bleu métallique et froid qui enrobe le très officiel juge glacera les contacts et les dialogues. A l’inverse, l’image très saturée et sepia du Mexique apporte lui une ambiance plus lourde dans les non dits et sous entendus.
Se permettant beaucoup de libertés pour amener le spectateur plus proche de l’histoire, Soderbergh s’éloigne ainsi des oeuvres léchées issues habituellement d’Hollywood. Il n’est donc pas rare des voir des cuts qui donnent un aspect très documentaire au film.

Les différentes histoires tentent de montrer l’implication de la drogue à tous les niveaux, et son omniprésence aussi bien chez les jeunes que dans la corruption des hommes politiques. Ces aspects que l’on sépare assez régulièrement sont ici bien liés, et permettent ainsi de se rendre compte de l’intégration de la drogue dans toutes les strates de la société, que ce soit au niveau culturel, politique, financier…

Nominé aux oscars pour le meilleur film, Traffic atteint son but. Touchant et profond, il jette un nouvel oeil sur le fléau le plus important de notre société de consommation.

Le commerce de la drogue est un commerce comme un autre, gouverné par la même logique du profit. Mais les risques y sont aussi élevés que les enjeux, et les armes quotidiennes en sont la corruption et le meurtre. Des bidonvilles de Tijuana, au Mexique, où s’organise le passage de milliers de petits trafiquants vers les Etats-Unis, aux salons de Washington, où l’on essaie de définir une politique de lutte à l’échelle mondiale, Traffic, de Steven Soderbergh, orchestre les destins d’une douzaine de personnages dont les vies sont intimement liées à la drogue, qu’ils la consomment, la vendent, ou la combattent…

Soderbergh déclare qu’il a appris, avec Erin Brockovich, à aborder un thème sérieux de façon ludique. La matière ne manquait pas, tant la réalité dépasse souvent la fiction dans l’univers de la drogue, et la plupart des péripéties du film s’inspirent d’anecdotes réelles. Traffic suit trois histoires différentes qui peu à peu se retrouvent, le tout tourné caméra à l’épaule et en privilégiant les lumières naturelles.

Le casting est remarquable mêlant des acteurs confirmés comme Michaël Douglas et Catherine Zeta-Jones et d’autres en voie de l’être, notamment Benicio del Toro (Fenster dans Usual Suspect), incarnant un policier mexicain tentant de conserver au mieux son intégrité là où la drogue a gangrené toute l’économie.

Traffic est, sous la forme d’un thriller haletant, un des premiers films à ne pas donner de vision réductrice du problème de la drogue. Ici, on ne trouvera pas de bons et de méchants, de happy end ou de solutions faciles : c’est un système tout entier qui est en cause, et s’il y a une solution, elle ne peut être que globale…